Questions et réponses à propos de la vaccination


Les détenteurs d'animaux qui s'informent sur Internet y lisent souvent les histoires les plus folles sur la vaccination des animaux de compagnie et arrivent souvent chez vous au cabinet avec moult questions. Pour que vous puissiez, en tant qu'AMV, être bien informé et avoir les bonnes réponses toutes prêtes, vous trouverez ici les principaux aspects touchant à la vaccination de protection chez les chiens et les chats.


Comment les chiens et les chats sont-ils vaccinés?
Tant chez les chats que chez les chiens, les virus et les bactéries sont responsables de différentes maladies infectieuses. Certaines de ces maladies sont mortelles pour l'animal. Malgré toutes les controverses, la vaccination annuelle reste encore la seule mesure préventive pour protéger les animaux de compagnie contre une maladie infectieuse. Les vaccins modernes sont bien tolérés par les chiens et les chats. Ils ne protègent pas seulement l'animal individuel contre les maladies graves, mais également l'ensemble de la population canine ou féline contre les foyers d'épizootie qui peuvent parfois également être dangereux pour l'homme.

Quand la vaccination a-t-elle été découverte?
Jusqu'au 19ème siècle, les médecins étaient impuissants contre les grandes maladies et épidémies qui récidivaient régulièrement. Par exemple, près de 30 pourcent des personnes atteintes de variole en mouraient. C'est le 14 mai 1796 que le cours des choses a commencé à s'inverser: c'est le jour où le médecin anglais Edward Jenner a inoculé le virus de la variole à un jeune garçon. Suite à cela, le garçon s'est immunisé contre la maladie – et l'idée de la vaccination est née. Comme le vaccin de Jenner provenait de vaches, il appela son inoculat «vaccin» (du lat. vacca, la vache) et la technique d'immunisation artificielle «vaccination». De la découverte de Jenner à ce jour, il y a 200 ans d'histoire à succès en médecine humaine et en médecine vétérinaire, durant lesquels la vaccination a permis d'éviter d'innombrables maladies et foyers d'épidémies potentiellement mortelles. Le développement des vaccins pour l'homme et les animaux est considéré comme l'un des procédés les plus importants pour le maintien de la santé.



Vaccination de protection: oui ou non?
La vaccination a permis de juguler les maladies infectieuses classiques chez les chiens et les chats telles que la rage, la maladie de Carré, la parvovirose, la leucose féline ou la panleucopénie. Si ces maladies souvent mortelles ne font désormais plus peur et si la situation épizootique se présente bien sous nos latitudes aujourd'hui, c'est grâce aux vaccins efficaces et au respect du schéma de vaccination recommandé par le vétérinaire. Mais cette situation est paradoxale: en l'absence de menace aiguë pour nos chers quadrupèdes, on constate une certaine lassitude par rapport à la vaccination chez certains propriétaires d'animaux. Cette évolution est dangereuse: s'il y a de moins en moins d'animaux vaccinés, les agents infectieux peuvent se propager librement chez un bon nombre d'animaux de compagnie réceptifs. Pour chaque espèce d'animaux de compagnie, il faut avoir une couverture vaccinale d'au moins 70 pourcent. Si ce taux, indiqué par l'Organisation mondiale de la santé OMS, n'est plus atteint, la protection vaccinale de l'ensemble de l'effectif peut flancher et plus rien ne s'oppose alors à la propagation des maladies et des épidémies qui, suivant l'agent infectieux, peuvent également présenter une menace pour la santé humaine. C'est donc une erreur de croire que les vaccinations ne sont plus nécessaires aujourd'hui. Un animal malade souffre, doit endurer des douleurs et mourra peut-être, ce qui pourrait être évité par une simple vaccination de protection.

Contre quoi existe-t-il des vaccinations de protection?
Une vaccination protège l'animal contre des virus et des bactéries dangereux. Il existe aujourd'hui des vaccins fiables contre les maladies infectieuses suivantes chez le chien et le chat: chez le chien, contre la maladie de Carré, l'hépatite contagieuse, la leptospirose, la parvovirose, la rage, la toux des chenils, la babésiose canine, la borréliose de Lyme et la dermatophytose, et, chez le chat, contre la leucose féline, la péritonite infectieuse féline, le rhume des chats, la panleucopénie, la rage, la dermatophytose et les infections causées par Bordetella bronchiseptica et Chlamydophilia felis.



Que se passe-t-il lors de la vaccination?
Avec la vaccination, on injecte un antigène, par exemple le virus de la maladie de Carré, dans une forme atténuée qui ne peut pas provoquer de maladie. Cette vaccination provoque une réaction immunitaire: la production d'anticorps s'élève, ce qui conduit à une augmentation des défenses contre l'infection. En outre, des cellules cytotoxiques que l'on appelle cellules T parcourent le corps de l'animal dans le sang comme une sorte de police sanitaire. Ce faisant, elles reconnaissent les substances étrangères au corps telles que par exemple un virus sur les cellules, et détruisent ces dernières.

A quel point les vaccins sont-ils sûrs?
Les vaccins autorisés en Suisse ont démontré leur efficacité et leur sûreté au cours d'études exigeantes. Les avantages d'une vaccination de protection dépassent de loin les quelques réactions isolées d'intolérance survenant sporadiquement telles que de petites enflures, une légère fièvre ou un manque d'appétit passager. Ces symptômes ne sont du reste pas forcément un mauvais signe, mais montrent au contraire que le système immunitaire de l'animal réagit au vaccin et que l'on peut donc également s'attendre aussi à une bonne réponse immunitaire.


Comment et quand faut-il vacciner?
Contre quoi, à quel moment et à quelle fréquence faut-il vacciner, le vétérinaire en décide après un entretien détaillé sur les vaccinations. La protection conférée par les vaccinations étant limitée dans le temps, elle doit être renouvelée à intervalles réguliers. Depuis peu, les points de vue à ce sujet sont controversés: de nombreux médecins-vétérinaires continuent à recommander le rendez-vous annuel de vaccination qui donne également l'occasion de faire en même temps un contrôle général de santé de l'animal. D'autres vétérinaires suivent la tendance venue d'Amérique et préconisent des intervalles plus longs entre les vaccinations et un plan de vaccination «taillé sur mesure», défini individuellement pour chaque animal. Ces plans sont toutefois bien plus compliqués et exigent plus de discipline de la part du propriétaire d'animaux. En établissant le plan de vaccination individuel, le vétérinaire doit prendre en considération non seulement l'âge, la race, les antécédents médicaux et le style de vie de l'animal, mais également d'une multitude de facteurs de risque: à quelle fréquence l'animal a-t-il contact avec des congénères? Effectue-t-il des séjours dans des refuges pour animaux ou participe-t-il à des expositions? A quelle fréquence l'animal voyage-t-il à l'étranger et quelle est la situation régionale au point de vue des maladies infectieuses dans la région où il habite? Comme les vaccinations simples ne sont pas non plus meilleur marché, il n'y a guère d'avantages pour le propriétaire d'animaux. Le rendez-vous annuel chez le vétérinaire ne disparaît pas avec des intervalles plus longs entre les vaccinations: la Société des vétérinaires suisses SVS et l'Association suisse pour la médecine des petits animaux ASMPA recommandent un contrôle annuel chez le vétérinaire.

Qu'est-ce que l'immunisation de base?
Chez le jeune animal, la protection vaccinale se développe en faisant ce que l'on appelle une immunisation de base suivie d'une vaccination de rappel après une année. L'immunisation de base consiste en deux ou trois vaccinations consécutives à intervalle de trois à quatre semaines durant les premières semaines de vie. La première vaccination ne devrait toutefois pas se faire avant l'âge de huit semaines (exception: chez le chien, la vaccination contre la parvovirose est possible à partir de l'âge de cinq semaines). Si l'on vaccine trop tôt, les anticorps maternels peuvent interférer avec la réponse immunitaire (titre d'anticorps) et l'animal serait insuffisamment protégé.


Pourquoi les vaccinations de rappel sont-elles nécessaires?
Pour renouveler une protection vaccinale déjà existante, une vaccination de rappel est le plus souvent effectuée à intervalle d'une année. Chez le jeune animal, la première vaccination de rappel après 1 année est donc essentielle. Grâce à une discipline de vaccination instaurée depuis de nombreuses années, la plupart des maladies infectieuses des chats et des chiens ont pu être éliminées ou fortement réduites!



Les chats d'appartement qui ne sortent pas devraient-ils aussi être vaccinés?
Pour minimiser le risque de contamination, tous les chats devraient être vaccinés contre les trois principaux agents infectieux que sont les parvovirus, les calicivirus et les virus herpès. Cela s'applique aussi aux chats d'appartement, d'une part parce qu'un virus très résistant comme le parvovirus peut aussi être ramené de l'extérieur dans l'appartement, d'autre part, parce que tous les chats sortent occasionnellement de l'appartement, même si ce n'est que pour une visite chez le vétérinaire ou un séjour dans un refuge pour animaux pendant les vacances. Un chat d'appartement ne doit en revanche pas forcément être vacciné contre la leucose, car cette maladie n'est transmise que lors de contacts très intensifs avec d'autres chats.

Pourquoi un carnet de vaccination?
A l'achat d'un animal de compagnie ou à la première vaccination de ce dernier, le propriétaire d'animaux reçoit un carnet de vaccination du vétérinaire. Ce carnet contient non seulement toutes les vaccinations déjà effectuées, mais aussi les données personnelles relatives à l'identité du chien ou du chat. VIRBAC vous met gratuitement à disposition des carnets de vaccination pour le cabinet à remettre aux propriétaires d'animaux. Rappelez aux propriétaires d'animaux qu'ils doivent prendre le carnet de vaccination avec eux lorsqu'ils vont à des manifestations sportives ou à des expositions avec leur animal: il sert à prouver que le chien ou le chat dispose de toutes les vaccinations de protection nécessaires. Cela s'applique aussi au trafic transfrontalier: la plupart des pays ont des prescriptions relatives aux vaccinations pour l'importation des chiens et des chats. Ces prescriptions servent à se protéger contre l'introduction de maladies, en particulier la rage. 

 

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